115 de Benoît Séverac

Coup de ♥♥♥♥♥ du traqueur

Les forces de l’ordre préparent une descente pour perquisitionner un camp de gitans qui a trop fait parler de lui ces dernières semaines.

On peut tolérer des dégâts, mais pas les attaques sur des flics.

La préfecture a tranché, on envoie les « cognes ».

C’est pour cela que Nathalie Descret, chef de groupe, se trouve sur place avec plusieurs dizaines d’autres collègues. Chacun aura un rôle bien précis dans cette descente.

Sur Google Earth, la police s’est rendue compte qu’il y a un bâtiment qui ne devrait pas exister dans le camp.

Nathalie sait que lors d’une descente dans un camp, tout est possible. Les premières minutes sont dangereuses.

C’est aussi le moment où l’adrénaline gicle dans les artères de tous et envoie tout son jus.

Chaque situation peut se transformer en drame.

Malgré tout ce qu’il y a autour d’elle, Nathalie observe le dispositif et est impressionnée par la masse.

Ça fait du bleu quand même !

À l’heure prévue, tout le monde se met en route.

Elle ne peut s’empêcher de jeter un coup d’œil à l’arrière.

Elle sourit de sa petite vengeance.

Derrière, il y a le service sanitaire.

La police a réquisitionné les vétérinaires pour constater l’état des animaux qu’ils vont trouver dans le bâtiment construit dans le camp.

À l’intérieur, des coqs de combat, gavés de drogues en tous genres, histoire que les propriétaires gagnent leurs paris.

Sergine Hollard a été demandée nommément par Nathalie qui lui doit un petit retour de bâton.

Elle sait que le travail sera bien fait. Malgré leurs rapports houleux, elle reconnaît que Sergine est compétente.

Mis la part sa capacité à se mettre dans des ennuis, voir à les chercher, elle reste une vraie professionnelle.

L’opération commence, les policiers entrent et fouillent tout le terrain. Certains moments sont tendus, des échanges houleux, mais chacun réussit à garder son calme.

L’un des policiers se précipite vers les gradés pour qu’ils le suivent.

Dans un conteneur, la police découvre deux femmes et un enfant.

Les femmes s’appellent Hiésoré et Kaça et l’enfant Adamat. Tous les trois semblent épuisés.

Les femmes et l’enfant sont albanais. Les femmes se sont échappées d’une mafia qui les gardait entre leurs mains.

Elles sont marquées !

La police les embarque pour les interroger et les mettre à l’abri.

Alors que Nathalie observe les services s’occuper des trois personnes, elle ne peut s’empêcher de tenter de comprendre ce qu’elles font dans ce conteneur.

Ce qui l’agace, c’est de voir que Sergine Hollard fait pareille. Elle la renvoie dans ses pénates.

De son côté, Sergine termine ce qu’elle a à faire dans le camp et rentre.

Elle a décidé de créer une petite clinique vétérinaire pour les gens de la rue.

Beaucoup ont des animaux domestiques dont ils s’occupent bien.

Ils n’ont pas les moyens, mais se donnent du mal pour bien les nourrir. Ils ont besoin de certains vaccins et d’autres produits bien spécifiques dus au fait de vivre dans la rue.

Ses associés lui ont dit qu’ils n’en voulaient pas, soit, elle va se débrouiller toute seule.

Elle pousse les portes des différentes associations qui l’envoient vers d’autres.

Elle finit par trouver un local.

Elle a sa première cliente, Odile, une femme alcoolique, accompagnée de son chien gravement blessé.

Malgré une rencontre sportive dans tous les sens du terme, c’est une première porte qui s’ouvre pour Sergine.

Elle revoit Odile qui commence à lui parler d’un autiste maltraité et manipulé par deux jeunes femmes SDF.

Les langues se délient. Sergine ne peut pas s’empêcher de fouiller.

Elle est comme elle est !

De son côté, Nathalie trouve une solution pour ne pas se faire éjecter de l’enquête sur les deux femmes et l’enfant qu’ils ont découverts dans le camp.

Ils disparaissent tous les trois de l’hôtel où les services sociaux les avaient mis.

Sergine lui donne des renseignements qui lui ouvrent des portes.

Chacune à sa manière va déclencher des enquêtes qui risquent de secouer toute la ville.

Avis du traqueur :

Un roman surprenant qui permet de parler de sujets sociétaux à travers deux femmes très différentes l’une de l’autre.

Cela nous permet aussi de découvrir des situations sous des angles très différents.

On a d’un côté la police qui suit au quotidien des situations dramatiques et qui essaie malgré tout de faire évoluer les choses.

Sergine, de son côté, tente de donner un sens à sa vie en aidant.

Elle veut s’investir dans l’assistance envers les autres et n’hésite pas à se mettre dans des situations difficiles, voire dangereuses, pour déverrouiller des situations complexes.

À travers son regard, on observe ce que l’on voit tous les jours sans y prêter attention.

Le monde de la rue avec ses drames et un réalisme brutal.

Avec travers Nathalie, on voit les crimes odieux et tragiques. Ce réseau de prostitution est aussi brutal que réaliste.

Des vérités difficiles à regarder en face.

Chacune à sa manière lève le voile et décide de forcer les choses pour tenter de sauver ou d’aider dans la mesure du possible.

On voit des personnes commettre des crimes abjects. On découvre aussi des associations et d’autres groupes qui essaient, dans la mesure de leurs moyens, de donner un coup de main.

Ce roman montre une réalité brute de décoffrage sur la vie dans la rue. On observe les dégâts sur les personnes et la spirale infernale de la pauvreté vers l’alcoolisme, la violence et la maladie.

L’auteur glisse aussi des réflexions sur des situations de handicaps non traitées avec des personnes qui se retrouvent à la rue juste parce qu’ils sont handicapés et devraient être traités par des médecins dans des établissements psychiatriques.

Un roman noir, une enquête dure avec des scènes parfois cruelles qui donnent le ton.

Cela permet de montrer que des hommes, des femmes et des enfants dorment tous les soirs dans la rue.

On voit le cheminement d’une d’immigration où des familles quittent leurs pays où elles crèvent de faim pour tenter de trouver un mieux ici alors que certaines ne trouvent que l’enfer.

Il est bon de le rappeler, histoire que tout le monde sache et ne puisse dire plus tard qu’il ne savait pas !

    Coup de ♥♥♥♥♥ du traqueur

    115 de Benoît Séverac Éditions Pocket

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