Barré de François Clapeau

Le lieutenant Donat Vivier est un officier de policier efficace aux méthodes parfois peu orthodoxes, mais force est de constater qu’il obtient des résultats que d’autres n’ont pas.

C’est un Breton pure souche, trente-cinq ans, élevé au varech, qui sent bon le sable et les galets. Breton, enfin Breton de Pornic, du coup, c’est plutôt la Bretagne historique, parce que Pornic, c’est plus dans la Loire Atlantique.

Il s’est certifié AOC lui-même, avec un tatouage. Un Triskèle, c’est une étoile à trois branches, trois spirales enlacées et nichées dans un cercle stylisé. Bref, c’est du tatoué pur jus. Alors forcément, quand il se fait chambrer par sa coéquipière, Aurélie Laurencin, sur son origine à base de chouchen et de kouign-amann, ça le perturbe.

Sportif, plutôt beau garçon, il n’a jamais eu de soucis pour faire des rencontres. Mais là, sa collègue le laisse dans le doute. Il en perd ses moyens.

Aurélie est une jeune femme intelligente et qui sait jouer de ses atouts avec lui. Difficile après de savoir où ils en sont tous les deux. Et huit heures de planque dans une voiture de police à attendre l’arrivée d’un criminel n’arrangent pas les choses. Huit heures, dans un espace clos, c’est long et ça laisse le temps de parler.

Pourtant, en général, il percute vite. Mais depuis quelques jours, il ne se sent pas très bien. Pour le moment, il est sur un coup brûlant, avec un tuyau en béton qu’un de ses indics lui a donné.

Don Johnson, leur voyou, arrive sur place.

L’adrénaline est à son comble. Les pulsations du cœur envoient le sang dans les veines et les membres du corps. Aurélie jaillit comme un ressort de la voiture et s’apprête à alpaguer leur client quand elle se rend compte qu’elle est seule.

Elle se retourne et voit Donat, immobile dans la voiture, une larme coulant le long de sa joue.

« Aurélie, je me sens mal, je n’arrive plus à bouger »

Leur client les a vus, il sort un cran d’arrêt…

Sans se poser de questions, elle rentre dans la Mégane et fonce. La gomme reste sur le bitume et le moteur rugit. Aurélie pousse les chevaux aussi loin que possible jusqu’au premier hôpital qu’elle voit. On le sort de la voiture et on l’allonge. Il ne peut plus bouger un orteil et ne ressent plus aucune partie de son corps.

Il doit reprendre sa respiration entre chaque mot qu’il prononce. Après de nombreux examens, le verdict tombe : c’est le syndrome de Guillain-Barré. Qui plus est, son cas est atypique.

Brusquement, il doit être intubé, ses poumons ont besoin d’une machine pour fonctionner. Son réveil est atroce, il est conscient de tout en ayant un tuyau enfoncé dans la gorge. Il a des hallucinations dues aux prises de nombreux médicaments.

Malgré tout, son cerveau travaille à plein régime. Aurélie lui apporte des nouvelles d’une affaire sur laquelle elle vient d’intervenir.

Donat peut s’exprimer sur un tableau Velleda avec un stylo. Alors que la police penche pour une agression standard, lui propose une autre possibilité à vérifier.

Banco ! Le cerveau fonctionne, mais le corps lutte pour sa survie.

Les nuits à l’hôpital sont complexes et étonnantes. Les urgences sont toujours en effervescence et les étudiants en médecine font des farces parfois difficiles à comprendre par le pékin moyen.

Une de ces nuits agitées, une des infirmières fait irruption dans sa chambre. Elle semble choquée et tente de tracer une forme dans l’air. Bien qu’il soit sous médicaments hallucinogènes, il la trouve terrifiée. Elle quitte la chambre brusquement. Quelques instants plus tard, il entend un cri.

Alors qu’il essaie de comprendre et de bouger pour prévenir quelqu’un, il sombre dans un sommeil lourd et artificiel.

Quelques jours plus tard, il apprend la mort de l’infirmière. Don Johnson, qui poursuit sa cavale, en devenant chaque fois plus violent, reste introuvable.

Qui plus est, il est en danger ici. Une première rechute donne l’alerte. Il a manqué d’y rester et tout porte à croire que quelqu’un a trafiqué son matériel médical.

Qu’a-t-il pu voir ?

D’ailleurs, avec tous ses médicaments, peut-il encore être sûr de ce qu’il voit et entend.

Immobile sur ce lit, le corps perfusé et relié à une machine qui le maintient en vie, il entend, écoute et pense en flic. Il observe et tente de rassembler les pièces d’un puzzle psychédélique. La drogue, c’est mal, surtout quand on est flic et témoin d’un crime. Son temps est compté….

Avis du traqueur :

Un polar original et plutôt bien écrit. L’idée du jeune policier qui, en pleine enquête, s’effondre, est intéressante.

L’auteur associe le monde hospitalier et policier. Le héros principal est confronté à la maladie tout en tentant par tous les moyens de participer aux différentes enquêtes que sa coéquipière lui apporte. Il nous décrit bien sa peur et sa frustration.

Bien que l’histoire tienne la route, je pense que ce roman manque un peu de développement. Certains personnages pourraient être plus étoffés.

Le début manque de développement dans sa narration. La présentation de chaque personnage pourrait être plus poussée. Certains passages sont trop rapides pendant les scènes d’action.

Des faits marquants gagneraient à être plus puissants pour créer des rebondissements plus intenses à mi-parcours. La fin est la partie que je comprends le moins. Là encore, ce n’est que mon ressenti.

Le syndrome de Guillain-Barré Organisation Mondiale de la Santé le 31 Octobre 2016
C’est une affection rare dans laquelle le système immunitaire du patient attaque les nerfs périphériques.

Bien qu’elle puisse toucher les personnes de tout âge, cette maladie est plus fréquente à l’âge adulte et chez les sujets de sexe masculin.

La plupart des personnes atteintes du syndrome de Guillain-Barré se rétablissent pleinement, même dans les cas les plus graves. Les cas graves de syndrome de Guillain-Barré sont rares, mais peuvent entraîner une paralysie quasi complète.

Les personnes atteintes du syndrome de Guillain-Barré doivent faire l’objet d’un traitement et d’un suivi, certaines pouvant nécessiter des soins intensifs. Le traitement repose sur des soins de soutien et l’immunothérapie.

Le syndrome de Guillain-Barré est potentiellement mortel. Les patients atteints du syndrome doivent être hospitalisés pour pouvoir être étroitement suivis.

Les soins de soutien consistent notamment à surveiller la respiration, le rythme cardiaque et la tension artérielle. En cas d’atteinte respiratoire, les patients nécessitent généralement une ventilation assistée.

Ils doivent faire l’objet d’un suivi pour détecter les complications éventuelles, notamment une fréquence cardiaque anormale, une infection, une thrombose, une hypertension ou une hypotension.

Il n’existe aucun traitement curatif contre le syndrome de Guillain-Barré, mais les thérapies disponibles permettent de soulager les symptômes et de réduire la durée de la maladie.

En raison de la nature auto-immune de la maladie, sa phase aiguë est généralement traitée par immunothérapie, par une plasmaphérèse visant à éliminer les anticorps du sang ou par l’injection d’immunoglobulines intraveineuses.

Cette approche est plus souvent bénéfique lorsqu’elle est initiée 7 à 14 jours après l’apparition des symptômes.

Si des faiblesses musculaires persistent après la phase aiguë de la maladie, des services de rééducation peuvent être nécessaires pour aider les patients à retrouver leur force musculaire et leur capacité de mouvement.

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