Brutale de Jacques-Olivier Bosco

Coup de ♥♥♥♥♥ du traqueur

Lise Lartéguy est un phénomène à elle toute seule. Flic de la PG, au Bastion aux Batignolles. Le bâtiment tout beau tout neuf de la PG parisienne.

Elle est terriblement efficace. Pourtant, depuis qu’elle est enfant, elle doit vivre avec une épée de Damoclès placée au-dessus de sa tête.

Elle doit gérer une hyperactivité qui déclenche chez elle des bouffées d’extrême violence.

Elle n’y peut rien. Quand son sang se met à bouillir, son corps est parcouru de courant qui la met sous tension. Elle n’a qu’un seul moyen d’expulser cette énergie.

La violence. Frapper, fracasser, tordre, casser. Ses parents ont tout essayé, pour tenter d’enrayer le phénomène. Les drogues, les psychanalyses, tout a échoué.

Depuis qu’elle est rentrée dans la maison Poulaga, ça va mieux. Et elle s’est révélée très compétente. De toute façon, elle est condamnée à l’être.

Chez les Lartéguy, on est flics ou gendarmes de père en fils et en filles. Son Frère, Camille est gendarme.

Elle contrôle ses crises à sa manière. Une pratique au quotidien de sports de combat, du cardio, des pompes et tout ce qui lui permet de d’éliminer.

À certains moments, elle sort de sa chrysalide. Quand son sang bouillonne trop, que le sport ne suffit plus, elle trouve son exécutoire ailleurs. La nuit, elle s’habille en conséquence et enfourche sa moto de compète.

Son objectif : faire le ménage.

Elle sait comment fonctionne le système. Certains passent à travers les mailles du filet. Elle fait le tour des tribunaux. Elle regarde, observe, scrute jusqu’à ce qu’elle repère sa proie. Elle prend son temps, la suit, l’observe, la guette.

Quand le moment est arrivé, elle fond sur elle comme la foudre. Quitte à se déchaîner, autant le faire contre des vrais vilains et là, il faut reconnaître qu’elle les met dans un état limite supportable.

Un jour, alors qu’elle est venue voir son frère sur une opération Radar de la gendarmerie, l’équipe de Camille repère trois Audi noires, vitres fumées type go fast.

Camille fait s’arrêter lui-même l’une des voitures. Il s’en approche. Vitre ouverte, il essaie de communiquer avec le passager. Il sent tout de suite que quelque chose ne va pas. Il y a cette jeune femme qui semble terrifiée au fond de la voiture.

Et là, l’enfer se déchaîne. Camille n’a même pas le temps de sortir son arme. Il se prend deux balles. Un fusil de guerre est sorti et commence à sulfater les gendarmes.

C’est du gros calibre. Ça perfore tout sur son passage. Lise a juste le temps de se mettre à l’abri.

Juste avant, elle voit son frère s’écrouler au sol.

Quelques instants plus tard, elle voit les bandits s’approcher de lui pour l’achever. Elle arrive par miracle à éviter le pire. La cavalerie arrive quelques minutes plus tard.

Quelqu’un a voulu tuer la personne qui est la plus chère pour Lise. Ils vont payer. En cherchant partout, on trouve le cadavre d’une jeune femme vidée de son sang.

En scrutant partout, on se rend compte qu’il y en a d’autres.

Elle va devoir plonger dans le monde du grand banditisme et faire des alliances contre nature. Toper les méchants sans vendre son âme au diable tout en flirtant constamment avec la ligne jaune.

Elle aura besoin de toute son énergie et pour l’avoir, elle va devoir réveiller le monstre tapi en elle au risque de ne pas pouvoir revenir en arrière.

Le livre correspond aux attentes que l’on a. La quatrième de couverture est juste. Il y a du Tarantino dans cette histoire.

Avis du traqueur :

Un vrai shoot d’adrénaline couplé à la dopamine.

Dans le style, je dirais un mélange de Norek et de Favan boosté aux amphétamines. Cela crée un style à part entière complétement décalé et pris dans le sol par une réactivité et une action démente.

Un polar, rugueux âpre, parfois dérangeant voir salissant mais jamais ennuyeux. Rien n’est caché, ni occulté. Rien n’est adouci.

On peut parfois rendre la violence classieuse ou très esthétique, ce livre nous rappelle ce qu’elle est. Et vous savez quoi, ce n’est pas plus mal.

C’est du brut de décoffrage.

Il semble ces derniers temps que les auteurs se lâchent. Les polars sont des instantanés de l’époque dans laquelle nous vivons. La violence prend des proportions incroyables.

Mais ce qui frappe le plus dans ces romans est le style sous lequel on nous présente cette violence. Certains auteurs en ont fait leur marque de fabrique.

Dans ce livre, l’auteur annonce la couleur dans son titre : Brutale. On sait où l’on va. La seule chose que l‘on ignore est sa capacité à créer une histoire.

Pari gonflé, mais réussi.

Attention, âme sensible, passez votre chemin. On rentre dans une aventure où ça va gicler dur !

Une héroïne déjantée mais flippante et attachante à la fois. On passe par tous les stades. Un rythme survolté et endiablé. Un scénario parfaitement construit où l’auteur ne se met aucune limite.

CARAMBA !

Des vilains pas beaux vraiment immondes. Une héroïne plongée dans des nids de frelons incroyables. On aime ou pas, mais l’écriture est juste et maîtrisée.

Pour le style, aussi impitoyable que terrifiant.

Il faut prendre garde à ne pas se perdre. Le livre est d’une rare violence et il faut s’accrocher par moments. Chaud devant.

Coup de ♥♥♥♥♥ du traqueur

Brutale de Jacques-Olivier Bosco Édition La bête noire

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