Apocryphe de René Manzor

Chouquette d’or

Jérusalem. An 30.

Il regarde son père agoniser, supplicié et trahi par ceux qui l’ont porté au pinacle, les mêmes qui l’ont adoré et remercié.

Ce sont les mêmes qui l’ont invectivé sur le chemin qui le menait vers le Golgotha.

Plein de rage et de rancœur, il grave sur ses pupilles des images de son père sur la croix, la tête couverte d’une couronne d’épines agonisant et ensanglanté.

Il s’appelle David de Nazareth et ce qui va se dérouler devant nos yeux est son histoire.

Et attention, ça dépote.

Le cœur rempli de questions, il est confronté à des sommets de rage et de violence.

Brusquement arraché à son enfance, il s’enfonce dans le désert où il se cache avec sa mère.

Entraîné par son parrain, Shimon le Zélote, il apprend à se battre. Pourtant, il brûle de revenir chez lui.

Il veut comprendre pourquoi ce père qu’il aimait tant a choisi les autres plutôt que lui-même, ne serait-ce que quelques minutes.

Il connaît toutes les histoires que l’on a racontées sur lui, mais à ses yeux, il n’était que son père qu’il chérissait.

Les doutes l’assaillent et l’injustice de la situation le pousse à se rebeller.

Alors qu’il est en sécurité dans le désert, un ancien centurion vient leur rendre visite.

Il s’appelle Longinus, Tribun de Rome, ex-centurion de la IIIe Gallica. C’est lui qui a installé le père de David sur la croix et qui lui a percé le flanc.

La présence de ce Romain dans leur maison renvoie Mariamne de Magdala, au pire instant de son existence. Le moment où celui qu’elle aime, a subi les pires souffrances pour accomplir sa destinée.

David s’insurge et fuit leur maison.

Le Romain a disparu aussi.

Mariamne et Shimon partent à leur recherche.

David n’a pas conscience du guêpier dans lequel il s’est fourré.

Il n’a pas pensé à son geste et aux conséquences liées à ce qu’il est et ce qu’il représente. Il est le fils de l’homme qui défia Rome et en fit trembler les murs.

Dans l’ombre, Ponce Pilate imagine tous les moyens possibles pour étouffer les braises d’une révolte qui gronde et qu’il n’arrive pas à s’éteindre. Il est préfet de Judée.

Politicien implacable, il est capable de toutes les violences pour écraser la rébellion dans le sang et les flammes. Il n’a aucune limite, aucune pitié.

Malgré tout, un groupe ne veut pas se rendre. Ces personnes poursuivent leur travail de sape malgré la mort de leur chef. La rébellion s’étend. Des convertis de tous bords se joignent à eux.

Sa propre femme y a succombé.

Cette rébellion s’étale dans tout le pays. S’il veut revenir à Rome en héros, il doit faire régner la Pax Romana dans toute la région. Il est prêt à toutes les horreurs pour y parvenir.

Mariamne et Shimon poursuivent leur chemin ; ils doivent s’abriter car une tempête d’une rare violence s’abat sur eux, les obligeant à se réfugier dans des grottes.

Quand la tempête s’arrête, ils sortent et tombent aussitôt sur une patrouille romaine dirigée par Saül de Tarse.

À la solde de Ponce Pilate, il exécute sa tache avec assiduité et une cruauté sans faille.

La patrouille se jette sur eux quand Shimon sort ses armes. Alors que la bataille semble perdue, Longinus se joint à eux.

Son habilité est bluffante. Il se jette dans l’affrontement avec une agilité hors norme.

Il pousse, tranche et arrache tout ce qui est à porté d’arme.

Saül de Tarse doit fuir, une flèche plantée dans son épaule.

Mais il réussit à emporter avec lui un document précieux qu’il peut ramener à son maître.

Longinus a désormais une mission. Protéger David et l’aider dans sa quête quoi qu’il advienne. Ce n’est qu’à ce prix qu’il obtiendra ce qu’il désire le plus.

Il rejoint le jeune homme toujours plein de colère et de questionnements.

David n’a d’autres choix que d’accepter la présence à ses côtés de l’ex-centurion et d’un troisième personnage encore plus étonnant et détonant.

Les aventures qu’ils vont vivre vont les rapprocher à jamais.

L’empereur Tibère meurt, Caligula prend sa place.

Il connaît l’histoire de Nazareth. Il a payé, soudoyé mais a fini par trouver la personne qu’il voulait.

Judas l’Iscariote, celui qui a trahi, l’économe qui a dénoncé pour quelques deniers.

Caligula veut savoir comment Yeshoua a pu réaliser certains prodiges et surtout, il veut obtenir les mêmes pouvoirs.

À force de corruptions et d’intrigues, il est entré en possession du vêtement que Yeshoua portait lors de sa crucifixion, mais il a aussi la couronne d’épines pleine de son sang.

Les événements qui vont suivre vont bouleverser la vie de chaque personnage et les entraîner dans l’une des aventures les plus extraordinaires de tous les temps.

Avis du traqueur :

Note de l’auteur « ce récit est une œuvre de fiction. Même s’il est inspiré en partie de faits réels et qu’il évoque certaines personnes ayant existé, il reste cependant un roman noir. »

Ce que je viens de lire est un péplum incroyable. Un road trip noir biblique, plein d’action et de fureur.

Une fresque épique qui nous entraîne dans son sillage.

On se laisse embarquer dans une histoire hors norme bien construite, sans jamais tomber dans les clichés et en allant à l’essentiel.

Il y met une fougue dingue qui nous tient en haleine du début à la fin. Dès les premières pages, on remonte le temps.

On se retrouve en l’an 30 et on regarde l’histoire se dérouler à travers les pages.

Un roman de Manzor n’est JAMAIS anodin.

Il a été le premier à m’avoir donné l’envie de créer la chouquette d’or.

Certains romans, en plus d’être bons, sont justes différents. Une expérience dont on ressort sonné.

Celui-ci nous fait vivre une expérience rare.

Un thriller historique et religieux rempli de rebondissements, de scènes de batailles époustouflantes.

Les personnages historiques importants que nous rencontrons nous frappent par leurs réalismes.

L’expérience de l’auteur comme scénariste et réalisateur éclate à chaque page.

Il nous plonge dans une histoire folle en développant chaque scène.

On a l’impression qu’il plante ses caméras et qu’il tourne. Tout est chorégraphié avec précision et donne un réalisme saisissant.

Des chapitres courts, une narration nerveuse, qui nous embarque dans son monde.

Une histoire dans l’histoire, des descriptions minutieuses mais jamais ennuyeuses de la vie, des mœurs et de tout ce que représente une société. Il décrit des décors tellement juste que l’on se trouve aux côtés des personnages tout au long de l’histoire.

Faire un roman sur le fils de Jésus et développer son histoire est un pari osé. Comme de faire le funambule les yeux bandés et pourtant René Manzor a relevé le défi. Il nous captive de la toute première ligne à la dernière. Un roman CHOUQUETTE D’OR.

    Chouquette d’or

    Apocryphe de René Manzor Éditions Calmann Levy Noir

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