Chouquette d’or

Les anges de Babylone de Ghislain Gilberti

Trilogie des ombres Tome 2

Après la récupération stratosphérique d’un petit bout de l’Alsace, du Neuhof, par Borderline et la montagne de macchabées laissés sur le carreau, les huiles de la police savent qu’elles vont devoir utiliser les bonnes méthodes.

Devant un phénomène de cette ampleur, il faut donner les rênes du pouvoir aux personnes adéquates.

Par un incroyable concours de circonstances, le principal responsable du plantage n’a pas été renvoyé de la police afin d’éviter que trop de personnages importants ne perdent la face. Il est même resté en place.

Le commissaire divisionnaire Jean-Marie Frietblatt et sa suite sont responsables d’un des plus grands plantages judiciaires de l’histoire.

Dépassés, entravés par des réflexions sectaires et complètement à côté de leurs pompes, ils n’ont pas voulu voir ce qui arrivait. Ils n’ont surtout pas voulu écouter des personnes qui pensaient différemment.

Même si le grand public ignore ce qui est arrivé, toute la maison poulaga connaît la vérité. Il est hors de question qu’il garde une quelconque place dans les nouveaux plans.

On retrouve Cécile Sanchez qui a été écartée de l’enquête de Borderline. C’est une spécialiste en criminologie et en synergologie (langage du corps).

En résumé, on peut mentir avec plus ou moins de talent, pas notre corps. Avec ses connaissances et une bonne lecture de micro réactions, elle est considérée comme un flic redoutable.

Elle est membre de la section d’élite de l’office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP). C’est à elle que l’on fait appel quand on se retrouve avec un kidnapping qui est chaud patate.

Il ne reste plus beaucoup d’heures de garde à vue, le suspect n’a rien lâché. Les policiers ont un faisceau de présomptions, mais aucune preuve. Ils n’ont rien trouvé pendant les perquisitions qu’ils ont déjà réalisées.

Ils n’ont pas la plus petite idée d’un endroit pour chercher l’enfant. Il ne reste plus beaucoup d’espoir.

Il faut faire parler le kidnappeur.

On surnomme Cécile, la Torquemada de l’interrogatoire, elle va devoir être rapide. On la découvre en pleine action. L’interrogatoire est très bien écrit. On s’y croit, la pression monte et la découverte est bouleversante.

La commissaire Sandrine Torterotot a déjà entendu parler de Cécile Sanchez. Elle l’observe en pleine action à travers le miroir sans tain de la salle d’interrogatoire. Ce moment entre ces deux femmes va être une rencontre décisive pour le prolongement de l’enquête.

La commissaire Sandrine Torterotot a été choisie pour être la nouvelle patronne de l’enquête sur Borderline. Elle comprend vite l’atout que Cécile Sanchez peut amener à l’enquête.

Avec un nombre important de policiers de service très différents, elles reconstituent tout ce qui est arrivé dans cette région d’Alsace et ce qui est en train de s’installer.

Cécile est revenue dans l’enquête du réseau fantôme. Les anges de Babylone, vestige des ruines des Borderlines, renaissent de leurs cendres encore incandescentes et se répandent comme des métastases.

Lors de la première enquête, l’un des criminels a été arrêté et est emprisonné. Il n’est pas comme les autres détenus. Rien dans cette affaire ne ressemble à ce qu’elles ont fait et vu.

Bien que Cécile ait été mise à l’écart après le fiasco, elle n’a rien laissé tomber pour autant. Elle a poursuivi l’enquête sur son temps libre. Elle a tout passé au crible, tout a été scanné, identifié et analysé.

Elle connaît tout ce qui peut exister sur cette organisation.

Elle devient un adversaire dangereux.

Tout ce qu’elle a trouvé confère à l’organisation une forme d’hydre. Elle découvre que l’utilisation des tatouages pour les personnes appartenant à l’organisation a un rôle important.

Tout compte, même la plus petite trace ou action.

L’auteur nous fait passer d’un groupe à l’autre à travers des personnages parfois terrifiants. On voit s’écouler devant nos yeux une histoire complètement dingue qui ne laisse aucun moment de repos.

Je ne peux pas trop vous en dire pour éviter de gâcher toute votre rencontre avec cette histoire. Ce type de livre contient de nombreux personnages qui sont en relation avec le premier livre.

Donner trop d’informations dans le deuxième tome révèlerait des petits secrets sur le devenir de certains dans le premier.

Qui plus est, là, on entre dans des livres denses, complexes avec beaucoup d’intervenants et des évènements en veux-tu en voilà.

Deux personnages principaux m’ont sauté au visage : Cécile Sanchez et Sandrine Torterotot. Il y en a d’autres qui ont des rôles très importants et qui sont charismatiques, mais ces deux femmes m’ont marqué.

Avis du traqueur :

Cette chouquette d’or tout bonnement incroyable !

Les romans de Ghislain Gilberti me font penser au travail de Sandrone Dazieri avec ses deux romans Tu tueras le père et Tu tueras l’ange.

Dans ce deuxième tome de la trilogie des ombres, Gilberti abat un travail colossal. L’histoire qu’il a installée et construite est titanesque.

Dans Sa majesté des ombres, il nous fait découvrir son idée de base avec de nombreux personnages. Il nous présente les groupes.

Son idée de génie est de créer une organisation criminelle, Borderline, qui fonctionne comme une secte.

Elle a une idéologie, elle recrute, elle pense, et surtout, elle réfléchit en groupe et est hiérarchisée. Elle est divisée en plusieurs pôles comme une entreprise. Elle est structurée et cordonnée. Ses directeurs sont justes des sociopathes, armés comme des porte-avions, qui peuvent vous envoyer la foudre au sens propre.

Il y a ceux qui pensent, ceux qui développent et ceux qui agissent.

Gilberti décompose chaque groupe et nous fait découvrir les personnages qui vont intervenir dans l’histoire.

Là encore, il prend son temps, il en rajoute, fignole et nous fait décoller par des scènes d’action à grande échelle tout bonnement géniales. À plusieurs moments du roman, je me suis dit, tiens, là, à l’écran, cela donnerait des images et des sons bluffants.

Dans l’organisation de Borderline, on découvre le groupe des stratèges, ceux qui imaginent un plan en plusieurs phases. Ils le pensent, le décortiquent et le mettent en action au sein de toute une ville.

Un début énorme :

Les cent cinquante premières pages montrent la manière spectaculaire dont un groupe de Borderline reprend en main tout une ville.

On les voit mettre en place le plan pensé en plusieurs phases. Comme une toile d’araignée, ils tissent leurs mailles en silence et prennent leurs proies. On observe chaque moment, chaque personnage pris au piège. On découvre aussi les conséquences que cela implique sur tous les autres.

C’est aussi le moment où l’on retrouve nos anciens camarades de jeux.

Tous ceux qui se sont comportés comme des saligauds (j’essaie de rester poli) et qui ont voulu tout cacher pendant que d’autres se battaient comme des chiens de guerre pour démontrer des faits. On retrouve le groupe des policiers, des anciens, mais aussi des nouveaux.

On retrouve des luttes intestines entre des services et des groupes, mais aussi ceux qui restent et qui veulent arrêter cette folie qui déjà leur échappe.

Trois groupes distincts dans ce roman

La bande qui a repris en main les trafics laissés libres par Borderline, la police et les groupes de Borderline.

Ghislain s’est fait plaisir de faire se dérouler devant nos yeux des scènes d’action tout simplement stupéfiantes qui nous bloquent la respiration.

On sent les balles qui sifflent, l’odeur de la poudre brûlée, des bruits et de la fureur qui viennent de partout.

Et ces personnages !

L’auteur prend le temps de construire tous les intervenants. Chacun, avec une vie propre qui se trouve transpercée par cette histoire.

Certains intervenants filent la trouille et certaines scènes sont carrément choquantes.

Les personnages féminins sont au centre de tous et dégagent une puissance dingue.

Dans le premier tome des ombres, Sa majesté des ombres, il lève un voile sur son histoire, dans Les anges de Babylone, il l’installe et nous fait une démonstration magistrale.

Un bon roman, c’est comme un bon plat. Il y a la pièce principale, mais surtout, il y a tout le reste qui l’accompagne. Un peu de si, un peu de ça, une pincée de si, une goutte de ça. Quand le plat est bien équilibré dans ses saveurs, cela peut donner de grands moments. Celui-ci en fait partie.

Ça pulse, ça secoue, ça remue !

Un bouquin qui va vous prendre les tripes et ne vous lâchez qu’à la toute fin et encore, vivement le troisième.

J’avais une grosse attente sur ce roman et l’auteur m’a juste bluffé.

Une belle chouquette d’or à découvrir vite.

    Chouquette d’or

    Les anges de Babylone de Ghislain Gilberti

    Trilogie des ombres Tome 2

    Éditions Ring

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