Des pas sous la cendre de Laurent Scalese

Le 36 quai des Orfèvres est en ébullition.

Les huiles veulent du sang, des têtes et si possible pas les leurs.

Une des plus grandes séries de braquages dans Paris est en cours.

Sans violence, ils entrent, détroussent, essorent et repartent en toute tranquillité.

Ce n’est pas Spaggiari, mais on rentre dans le prémium quand même.

Sur place, l’équipe ne laisse aucun indice, rien, nib de nib.

La scientifique passe tout au rayon x, mais ne trouve pas la plus petite fibre qui pourrait les mener vers les bandits.

C’est démoralisant tout de même.

En plus, la chef de meute, « la casseuse du Siècle » appelée ainsi par la presse, taquine le taulier, le Commissaire Baghera (oui, moi aussi, j’ai pensé au livre de la jungle et à Mowgli).

Il faut reconnaître qu’elle dégage une certaine élégance dans ces braquages et elle titille les romantiques.

Du cousu main.

Et à chaque fois, c’est la même banque. Un esprit chagrin pourrait penser à une vengeance.

Et puis tout déraille. Le grain de sable qui fait que la mécanique se grippe.

C’est du Chaplin Des temps modernes dans les faits, sauf que là, c’est deux macchabées à l’arrivée.

Le Capitaine Sage Gardella se pose pleins de questions. Pour lui, celle qui se trouve derrière le masque est « safe ».

Elle ne cherche pas le sang. A force de regarder les vidéos des braquages, il a remarqué certains réflexes de chaque protagoniste.

La vidéo du dernier braquage montre l’un des bandits essayer de retenir le flot de sang de l’une des victimes.

Et surtout, il remarque le regard paniqué et hagard de la femme.

De toute façon, maintenant, c’est sûr, la banque est visée. Les renseignements sont trop précis.

Il y a forcément une taupe.

La brigade va devoir interroger tout le personnel des agences du Crédit Parisien.

C’est au tour du personnel de la succursale située rue la Pompe, de passer sur le gril.

À l’intérieur, c’est grand, beau, luxueux et mouluré de partout.

Le Lieutenant Lucas et le Capitaine Gardella sont au taquet.

Ils organisent le partage des tâches.

Quand la journée se termine, toujours rien à se mettre sous les crocs concernant l’enquête.

Pour le reste, Sage se sent tout retourné.

Son interrogatoire avec Isabelle Grimberg l’a profondément marqué.

La femme tout d’abord, mais pas que. Leur passion commune pour l’alpinisme et les tragédies qui ont jalonnées son existence.

C’est un peu comme deux pièces d’un puzzle qui se découvrent.

On a retrouvé l’arme qui a servi pour le dernier braquage.

L’équipe commence à montrer des marques de fatigue.

Des poussées d’adrénaline combinées à la peur de se faire prendre les épuisent.

Et toujours la volonté de la patronne d’aller plus loin.

L’enquête continue d’avancer quand Sage apprend une sale nouvelle : Isabelle Grimberg vient de mourir dans un accident de voiture.

Son instinct le pousse à aller plus loin.

À l’autre bout de la chaîne de commandement, le Commissaire Baghera lui cherche des noises.

Sage lâche l’information du cinéma histoire qu’il le laisse tranquille.

Avis du traqueur :

Un drôle de thriller qui commence par des braquages de compète en plein Paris vu de l’intérieur et qui nous envoie aux Etats-Unis en pleine réserve indienne.

Un polar surprenant, urbain, rugueux et noir.

Le personnage de Sage Gardella est très fort.

Fruit de l’union d’une citadine avec un Indien du Dakota.

Il a les traits de ses origines.

De sa mère, il a les yeux bleus, de son père des traits typés. Il se dégage de lui un certain magnétisme qui peut perturber.

Tiraillé par ses deux cultures, il a fini par faire la paix avec son père et à s’accepter tel qu’il était.

Il a un comportement impulsif dont il se méfie et un instinct primaire, aiguisé comme un silex, qui l’aide dans son travail.

Seul petit écueil du roman, le premier tiers un peu long.

Les braquages maintiennent une tension constante, que ce soit dans leur préparation jusqu’à leur déroulement.

On est au centre de l’action !

Après, on découvre une histoire différente et pleine de rebondissements jusqu’à une fin qui nous cloue au mur.

L’auteur joue avec nous au jeu du chat et de la souris.

À votre avis qui est la souris ?

À dévorer comme les chouquettes, sans modération.

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