Hannah et L’Impératrice de Paul-Loup Sulitzer

L’histoire d’Hannah commence en Pologne en 1882 et se termine à Saint-Jean-Cap-Ferrat en 1974.

C’est durant un été caniculaire et sanglant, dans un petit village perdu de la Pologne que l’auteur nous fait découvrir Hannah.

À sept ans, alors qu’elle joue avec Taddeuz, des cavaliers déboulent dans son village. Ils tuent et mettent le feu aux maisons, aux granges. Elle voit les flammes dévorer les murs, les toits et les hommes.

Tout une partie de sa famille meurt ce jour-là.

Le même jour, elle tombe amoureuse. Dès ce jour, Taddeuz sera l’amour de sa vie.

Le cocher Mendel Visoker a 24 ans. Il a assisté au pogrom. Il reconnaît Hannah par sa ressemblance avec son père. Ils faisaient affaire ensemble et lui avait parlé de la fille si étonnante qu’il avait la chance d’avoir. Ils ont les mêmes yeux.

Il la porte délicatement dans ses énormes bras et la dépose dans sa calèche. Pendant tout le chemin, il lui parle.

Les années suivantes, Mendel va lui apporter des livres à chaque tournée. Il lui choisit tous les auteurs qu’il peut trouver.

La jeune fille est une éponge. Elle ingurgite tout ce qui ce qu’elle a à portée de main.

Par les livres, il l’ouvre à toutes les idées. C’est aussi une de ses manières d’apprendre des nouvelles langues. Elle se nourrit de savoir.

Très vite, elle parle plusieurs langues et sait compter comme personne. Son intellect est froid, calculateur et terriblement manipulateur. La petite mécanique est déjà en place.

Premier objectif, épouser Taddeuz, le deuxième, gagner suffisamment d’argent pour subvenir à leurs besoins.

En 1890, Hannah a quinze ans. Elle est brillante et bouillonnante.

Elle doit quitter le village pour prendre son envol. Pour ça, elle est prête à tout.

Mendel lui sert de chaperon pour se rendre à Varsovie.

Elle déboule dans la ville comme une tornade. Elle atterrit dans une boutique de fromage. En un an, elle multiplie le chiffre d’affaires par quatre et ouvre une autre boutique.

Parallèlement, elle met en place un réseau d’espionnage qui quadrille la ville. L’objectif, retrouver Taddeuz.

Elle le retrouve !

Puis le drame arrive.

La vie d’Hannah à Varsovie s’effondre, elle part pour l’Australie.

Toujours le même objectif, devenir riche. Elle ne sait pas encore comment, mais elle doit apprendre et vite.

Elle finit par tomber sur les MacKenna. Colleen MacKenna sera la mère qu’elle n’a jamais eue.

Autoritaire, mais, pleine d’amour, elle règne sur sa tribu avec force et bienveillance. À ses côtés, Hannah s’humanise un peu.

Son intellect froid et calculateur se réchauffe. C’est celle qui lui inculquera la bonté et une certaine éducation à la vie.

Elle se prend d’affection pour la seule fille de Colleen, Lizzie.

Pour devenir riche, elle doit trouver quelque chose à vendre. Elle commence sérieusement à réfléchir à ce qu’elle va vendre. Elle commence à avoir un embryon d’idée.

Le 16 septembre 1892, elle trouve une mercerie.

Pour arriver à ses fins, elle doit apprendre la botanique et la médecine.

CARAMBA, un tsunami étreint l’Australie.

Puis elle rencontre Quentin MacKenna. Ce personnage est aussi émouvant que puissant.

Là encore l’auteur prend un malin plaisir à introduire des individus qui vous marquent au fer rouge.

Hannah a besoin de plantes pour ses crèmes, il va lui en trouver.

Ces deux-là vont développer une amitié aussi forte que bouleversante.

La poupée de Lizzie, Frankenstein, c’est lui. Il lui a offert à travers sa mère et la nommée ainsi.

Il ne peut pas la voir et il en crève.

Pendant deux ans, il va la fournir en plantes diverses et variées.

Elle lui fait une promesse, quand Colleen mourra, c’est elle qui élèvera Lizzie.

Le deal est passé.

Les livraisons arrivent et elles sont monstrueuses. Quentin a réussi à tout lui trouver.

Elle prépare ses crèmes. Dans son salon de beauté tout est beau, tout est neuf. Elle s’organise. Instinctivement, elle embauche des personnes qui se révèlent dans son organisation.

Elle a déjà tout prévu. Tout est prêt pour faire fortune. Elle organise une rencontre qui lui permet d’ouvrir d’autres salons de beauté.

Tout va vite, comme elle aime.

Un autre personnage central entre dans l’aventure. Il jouera un rôle capital dans son empire. Paul Twaites qu’elle surnomme affectueusement Polly. C’est un juriste hors pair. C’est lui qui structure ses sociétés.

Hannah va développer le concept de magasins identiques d’une ville à l’autre, d’un continent à l’autre.

Après l’Australie, l’Europe.

Colleen meurt, Hannah devient la tutrice officielle de Lizzie. Elle reprend contact avec Maryan et le charge de retrouver Taddeuz.

Elles partent toutes les deux à l’assaut de l’Europe.

Avis du traqeur :

Je m’arrête dans la présentation de ces romans parce que je veux que vous viviez ce qui va arriver.

Pour ceux qui imaginent que j’en ai trop raconté, n’ayez crainte, j’ai édulcoré, à peine soulevé quelques feuilles pour vous présenter cette fabuleuse odyssée.

Il y a des livres qui marquent profondément et qui vous transportent.

Ceux-là se lisent et se relisent et à chaque fois, on relance la pellicule mentale. Le film se complète de différents éléments que nous n’avions pas remarqués lors de la première lecture.

J’ai dû lire cette histoire une dizaine de fois et à chaque relecture, c’est la même impression. Je suis le témoin privilégié d’une aventure hors norme et absolument fabuleuse.

Hannah (1985) et L’Impératrice (1986), sont inspirés de la vie d’Héléna Rubinstein. Jusqu’à quel point l’auteur a romancé l’histoire, quel est le vrai du faux, cela n’a pas grande importance.

Est ce que je suis embarqué par l’histoire ? La réponse est oui.

Ce qui happe dès les premières lignes, c’est le personnage central Hannah. Ses grands yeux gigantesques qui regardent le monde.

Son caractère bien trempé qui fait que dès qu’elle est en âge d’avoir une idée réfléchie, son unique but, le seul : quitter ce petit village qui l’étouffe comme une prison pour dévorer le monde.

Elle va tout faire voler en éclats et pour ça, elle va fourbir toutes ses armes.

En plus d’être une épopée fabuleuse, c’est aussi l’une des plus belles histoires d’amour qui a été écrite, mais pas uniquement.

Cette façon de raconter comment cette femme en partant de rien constitue son empire est absolument passionnant.

À travers Hannah, on vit à chaque moment les bouleversements du siècle.

On est avec elle pendant les deux guerres mondiales, on rencontre les plus grands impressionnistes de leur temps.

Elle est leur muse et leur mécène.

On ne lit pas, on dévore chaque page, comme un thriller.

Les personnages que l’on rencontre sont tellement marquants, qu’ils s’impriment dans notre corps et notre rétine.

Mangez des chouquettes sans modération !

Hannah et L’Impératrice de Paul-Loup Sulitzer

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Du même auteur et de deux autres auteurs proches de la finance et du thriller western :

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