La brigade des chasseurs d’ombres, Wendigo de Chrysostome Gourio

Parc de Mauricie, Québec

Hugues, qui fait partie de la tribu des Metiikamek, et Lazare, sont deux gardes forestiers. Ils ont rappliqué à la demande de Guy «Moone» Laferrière. Ils les envoient à la recherche de deux hommes.

Deux militaires bien entraînés qui n’ont donné aucune nouvelle, aucun signe de vie. Leur dernier message remonte à dix jours. L’hiver est l’un des plus froids jamais enregistré dans la région.

Des températures allant jusqu’à – 70°C, de la neige à perte de vue et des arbres menaçants qui pourraient abriter un ours noir qui aurait très faim et qui pourrait vous choisir comme repas.

Hugues et Lazare se connaissent depuis trois ans et sont les meilleurs amis du monde. Ils travaillent toujours ensemble.

Ils avancent sur un terrain dangereux que des lames de glaces tranchent comme des lames de rasoir.

Ils arrivent à une cabane en rondins de bois surmontée d’un toit en zinc: le refuge français

Ils découvrent les affaires des deux militaires, mais aussi des traces de lutte et des gouttes de sang projetées.

Ils trouvent des traces de griffures particulières. Rien de ce qu’ils connaissent comme animaux.

Ils poursuivent leurs recherches dans la cabane. Le rayon de la torche finit par monter au plafond. Une vision d’horreur absolue les frappe. Elle fait remonter l’estomac de Lazare.

Comme si le corps d’un des militaires avait explosé. Un tas sur le plafond et des bouts tout autour. Aucun animal connu ne peut faire de telles choses.

Qu’est-ce qui a pu déchaîner une telle violence ?

Ils se mettent à observer le sol et découvrent des traces très particulières. Hugues est celui qui ressent le plus de choses. Comme si l’espace qui l’entourait devenait plus dense, plein de strates différentes.

D’un coup, Hugues se redresse.

Une odeur forte a frappé ses narines. De la fourrure animale, une odeur de pourriture et de sang.

Quelque chose approche de la cabane.

Un ours noir, absolument gigantesque, mais étrangement, dressé sur ses pattes arrière. Un museau décharné qui retrousse ses babines sur deux rangées de crocs puissants.

Avec lui, un loup difforme au torse hypertrophié qui lui aussi se tient sur ses pattes arrière.

Deux espèces inconnues que tout oppose.

Pourtant, ils semblent prêts à en découdre contre eux. Même leur attitude est étrange.

Leurs grondements sont portés par le vent et emplissent la cabane.

Les deux hommes frémissent, mais réagissent par gestes conditionnés. Ils se plaquent à terre avant que les bestioles ne défoncent la porte.

Chaque homme a sa bête. Lazare récupère le plantigrade qui déjà tente de refermer sa mâchoire sur sa gorge tandis que Hugues se faire courir après par le loup.

D’un geste désespéré, Lazare place son avant-bras dans la gueule de la bête tout en enfonçant jusqu’à la garde son couteau sur son flanc de son autre main.

La mâchoire de l’ours est en train de broyer l’os de son bras. Il plante et replante son couteau autant que possible. Alors qu’il pense sa dernière heure venue, des coups de feu frappent la bête qui le lâche.

Lazare et Hugues se regardent encore hébétés d’être toujours vivants. Ils sont frappés par l’horreur et le déchaînement de violence de ce qu’ils viennent de voir.

Des espèces complètement inconnues qui se comportent de manière anormale et qui ont une force hors du commun.

Déjà, Hugues sait qu’il va aller voir son grand-père, le vieux Jack. Lui seul pourra les aider à comprendre. Il a acquis au fil des années une somme de connaissances sur ce qui existe et a existé. Il fait partie des derniers sages de son peuple.

Cette attaque n’est pas unique. Dans plusieurs endroits sur le globe, des bêtes féroces s’attaquent à des humains et disparaissent.

Quelque chose est en marche. Le Wendigo, celui qui marche vers le vent est en train de mettre son plan en marche.

Hugues et Lazare vont découvrir que le monde moderne tel qu’il le connaisse n’est qu’une illusion. Des forces obscures s’affrontent continuellement. Des hommes veillent et sont capables d’affronter les monstres.

Ils vont devoir apprendre vite avant que les monstres ne recouvrent la terre de glace et de morts.

Avis du traqueur :

Un roman atypique qui se lit d’une traite. Je n’ai eu aucun mal à entrer dans l’histoire. Les personnages sont faciles d’accès.

Peut-être que Hugues est un peu cliché. Un Indien qui a rejeté sa culture et qui la retrouve auprès de son grand-père qui lui apprend les légendes et tout et tout ; mais la présence de Lazare donne une certaine dramaturgie à l’histoire.

Les scènes d’action sont parfaitement scénarisées et bien structurées.

On découvre des personnages hauts en couleur qui permettent de donner un certain humour décalé au milieu des attaques ultras violentes qui jaillissent tout au long du roman. Une fin pleine de jus et d’énergie.

J’ai lu assez peu de livres de ce type, mais j’ai pu lire celui-ci sans problème. Les personnages du roman m’ont plu et le style de narration hyper active m’a séduit.

Un bon roman qui me change de mes lectures habituelles. La traque m’a entraîné vers autre chose et c’est tant mieux.

    La brigade des chasseurs d’ombres, Wendigo de Chrysostome Gourio Éditions Sarbacane

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