Le mystère Jérôme Bosch de Peter Dempf

En 2013 à Madrid au Prado.

Stupeur !

Un fanatique s’est attaqué à une œuvre d’art.

Surgis de nulle part, l’homme a tenté de saccager une toile de maître.

C’est Le Jardin des délices, triptyque du peintre flamand Jérôme Bosch.

L’homme a réussi à atteindre la toile.

Il a projeté du vitriol sur le tableau avant d’être plaqué au sol et maîtrisé par les gardiens du musée.

En cherchant l’identité du vandale, la police fait une étonnante découverte. L’homme est un prêtre dominicain.

Son discours est déroutant, mais surtout un peu trop énervé et flippant.

La police fait appel à la psychologue Grit Vanderwerf pour tenter de comprendre son geste.

Elle rencontre un problème majeur. Le religieux refuse de parler à une femme.

Aux enquêteurs, il déclare qu’il sait que le triptyque cache un secret susceptible de nuire à l’Église.

Michael Keie est un expert dans sa partie. Le Prado lui demande de réparer les dégâts.

Heureusement, les détériorations sont minimes. En les observant les dégradations de plus près, il découvre des symboles cachés sous d’autres couches de peinture.

Antonio de Nebrija, fait partie des murs du musée. Il pourrait être à la retraite depuis belle lurette, mais il adore son métier et est un passionné des œuvres d’art en général.

C’est une bibliothèque ambulante qui a des connaissances colossales sur l’histoire et l’art.

Dès qu’il découvre ces symboles, il dégoupille et commence à fouiller partout.

Par la même occasion, Keie découvre que son ami est littéralement obsédé par cette peinture si particulière.

Pour tenter de débloquer la situation, la psychologue demande à Michael de rencontrer le prêtre pour qu’il explique son geste et tenter de soigner son hystérie.

En parallèle, en 1510, Petronius Oris débarque dans une cité où les bûchers brûlent.

L’inquisition s’est installée durablement à Bois-le-Duc.

Le jeune homme est venu pour apprendre son métier auprès du maître Jérôme Bosch.

Petronius est un élève curieux et observateur. Le maître s’en rend vite compte.

L’inquisition est partout. Elle se rapproche tous les jours un peu plus. Le travail de toute une vie pourrait disparaître.

Bosch doit sauver ce en quoi il croit. La peinture qu’il est en train de réaliser sera son héritage.

Mais pour qu’elle serve, il doit y avoir quelqu’un qui pourra la déchiffrer.

Oris est initié et son principal objectif, sera de faire sortir le triptyque de la ville.

Avis du traqueur :

J’ai lu certaines critiques du livre qui associe ce roman au Da Vinci Code de Dan Brown.

J’ai lu les deux.

Pour moi, le Da Vinci Code est une escroquerie intellectuelle très bien vendue.

Tout est dans la préface vendue comme vraie et les diverses théories complotistes.

Des allégations historiques assurées comme vraies, alors qu’elles ne le sont pas. Sans cette préface, ce roman reste dans son rôle de divertissement par la fiction.

Un roman peut s’inspirer de la réalité et devenir de la fiction. Quand il écrit des faits qui ne sont jamais arrivés en les prétendant réels, cela devient de la manipulation et de la propagande.

Le Da Vinci code prend le lecteur par sa préface et son personnage historique objet de fantasme en tout genre.

Le mystère Jérôme Bosch a une trame narrative et une écriture très bien construite et parfaitement structurée.

Il y a certains passages un peu faciles, mais je trouve que sa manière de nous entraîner dans le passé est intelligente.

Le style d’écriture et le rythme qu’il met intègrent le lecteur en plein milieu de l’histoire.

On observe l’époque et toute l’histoire à travers Oris Petronius. Il nous plonge dans une période historique passionnante et pleine de mystères.

J’ai trouvé les passages dans le passé captivants et hyperréalistes sans être démagogiques.

Chaque fois que l’auteur nous fait réintégrer le présent pour poursuivre l’enquête, je ressentais une certaine frustration, car je préférais ces passages historiques.

Peter Dempf est un conteur-né. Il nous captive, comme certaines voix hypnotiques nous font vivre une histoire passionnante.

Comme tout auteur de romans, il se sert de certains faits et les réinterprète.

Dans sa Postface, il est parfaitement clair. Il précise ce qui est vrai de ce qui est faux. Des personnages inventés et des personnages historiquement réels.

Il précise que certains des passages historiques sont interprétés pour que la trame narrative entraîne le lecteur dans l’histoire.

Les allers-retours dans le passé et le présent mettent de la cohérence et de la logique dans la balance et permettent de ne pas tirer sur le passé en replaçant les faits dans leurs contextes.

L’idée de l’auteur de prendre une peinture étonnante, et de créer une énigme autour pendant que le peintre créé le tableau rend la lecture encore plus dynamique.

En ce qui me concerne, à travers ce roman, en plus d’une plongée dans l’histoire, j’ai eu une description de l’œuvre du peintre et un certain aperçu d’une époque terrifiante.

Comme souvent, la cruauté d’une minorité peut pousser des hommes à se sublimer pour créer des ouvreuses majeures.

Libre aux uns et aux autres de lire d’autres descriptions de l’œuvre de l’artiste.

Rien n’est jamais gravé dans le marbre. Les interprétations des uns seront différentes de celles des autres et c’est très bien ainsi.

Ce roman est un thriller historique et contemporain très bien documenté qui tente de décrypter et d’intéresser le lecteur à une peinture complexe inventée pendant une époque dangereuse où le simple fait d’avoir des idées différentes pouvait vous entraîner vers le bûcher.

Un roman reste une fiction, dans le cas contraire, c’est une enquête qui doit apporter des preuves.

Mangez des chouquettes sans modération !

Le mystère Jérôme Bosch de Peter Dempf Éditions Livre Pocket

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