Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry

Détroit est la principale ville de l’État du Michigan des États-Unis. Ancienne ville prospère, elle a vu ses usines fermer, le chômage ronger ses murs, ses façades et pour couronner le tout, les subprimes ont apporté la lèpre.

Une pauvreté endémique s’est répendue et a déclenché une pauvreté et une violence que la ville n’avait jamais connue.

En attendant les enfants disparaissent.

Le 15 novembre 1998, un premier corps est retrouvé. C’est un enfant, le cauchemar de tous les policiers.

Dès que la mort d’un enfant est dans la balance, rien n’est plus pareil. Le recul n’existe plus.

D’autres enfants sont enlevés et retrouvés morts. La police n’y est pas. Chaque enfant est retrouvé, le cou écrasé.

Pour le reste, pas un seul indice, pas la moindre fibre, aucun témoin.

Seul un message anonyme un peu curieux parle d’une grande silhouette qui disparaît comme par enchantement.

Les enfants sont enlevés comme par magie. Comme un brouillard, il passe et se sert. La presse l’a surnommé le tueur de brume.

La peur a gagné la ville, chaque habitant se terre dans sa maison, son appartement.

Tous les parents qui sortent avec leurs enfants resserrent leurs doigts autour des poignets de leur progéniture.

Comme une ombre qui plane sur la ville, dans un souffle, elle arrache les petits anges à leurs parents.

On les retrouve morts, la gorge écrasée. Tous les flics de la ville sont sur les dents. Tout policier en patrouille a le cœur qui s’accélère quand il voit un homme de grande taille qui tient un enfant dans les bras.

Est-ce le géant de brume, celui qu’évoquent les parents de Detroit pour dissuader leurs enfants de ne pas s’éloigner d’eux.

Une histoire racontée de parents en enfants, d’une famille à l’autre. Une légende urbaine devenue réalité et que personne n’arrive à stopper.

L’inspecteur Stan Mitchell, du douzième district, dit le molosse, parce qu’il ne lâche jamais rien est chargé de l’enquête.

Une fois qu’il vous a croqué, il vous suit jusque dans votre tanière. Complètement embarqué par cette affaire, il s’investit au-delà du raisonnable.

Malgré tout, les enfants continuent à disparaître. La population gronde, les flics ne sont bons à rien. Ils ne sont même pas capables de nous protéger.

Le géant a enlevé de nombreux enfants puis s’arrête brusquement sans que rien ni personne n’ait fait quoique ce soit.

Le 17 mars 2013, Sarah Berkhamp accompagne le groupe de commando chargé d’investir la maison du géant de brume.

Les hommes du S.W.A.T. défoncent les portes, contrôlent chaque pièce et encerclent la seule personne immobile dans la pièce.

C’est celui qui a pris toutes ces vies, le responsable de tous les malheurs et de toutes les insomnies.

Il est le géant de brume. Le responsable de la plaie béante et purulente que Détroit n’a jamais réussi à refermer est devant leurs yeux.

Pourtant, autour, aucun des enfants disparus. Où sont-ils ?

Le 8 mars 2013, Sarah Berkhamp se voit confier par Hanz Craig, le capitaine, une enquête difficile.

Une jeune fille vient de disparaître. La mère est persuadée que la gamine a fugué, mais la police a un doute.

Dès qu’un enfant disparaît à Détroit, la police est sur les dents, trop de mauvais souvenirs.

C’est la première enquête complexe de Sarah.

Le 9 mars 2013, Patrick Stevenson tient fermement son fils Charlie par la main. Ce soir est un moment important. C’est l’anniversaire de sa femme, ses trente-huit ans.

Il a tout préparé, la baby-sitter est prévenue, tout est fin prêt.

Patatras, Charlie vient de renverser du chocolat chaud sur son pantalon blanc tout neuf. Bon, on reste cool, on court acheter un nouveau pantalon. L’enfant entre dans une cabine d’essayage.

Les minutes passent, Patrick Stevenson appelle son fils, personne ne répond.

Il se met à ouvrir toutes les cabines d’essayage. Aucune trace de Charlie. Il vient de disparaître dans la brume.

On parle de série criminelle à partir de trois cas répétés avec le même mode opératoire.

Deux enfants disparus en deux jours, mais aucun corps retrouvé.

Les disparitions se poursuivent. Toujours aucune trace, toujours aucun témoin, mais ce coup-ci, il y a l’association Sarah Berkhamp et Stan Mitchell.

Deux policiers très différents qui matchent très vite. Ils savent qu’ils n’ont que très peu de temps.

Stan sait que c’est sa dernière chance de clore l’enquête qui a marqué sa vie au fer rouge.

Avis du traqueur :

Un premier polar tendu, avec des chapitres courts et pleins de rythme.

Des flash-back fréquents, peut-être, un peu trop. Ils permettent de construire des personnages pour mieux les comprendre.

Tout tourne autour de ces deux personnes ainsi que celui qui kidnappe les enfants.

Et puis la figure centrale, Détroit, que l’auteur imprègne dans toutes les pages.

L’histoire de la ville pèse à chaque instant, à chaque coin de rue, devant chaque maison. La chute d’une ville et l’effondrement d’un mythe qu’une population a cru.

Des désillusions qui se transforment en horreur quand la brume recouvre les parcs et les rues.

Des enfants sont aspirés par la ville. Les différents temps racontés donnent des timelines différentes et des découvertes qui percutent.

L’auteur arrive à glisser des twists qui donnent aux lecteurs des coups de chaud plutôt bien orchestrés.

    Les chiens de Détroit de Jérôme Loubry Éditions Livre de Poche

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