Les refuges de Jérôme Loubry

Les refuges de Jérôme Loubry

Coup de ♥♥♥♥♥ du traqueur

1986, Sandrine hérite de la maison de sa grand-mère maternelle, Suzanne, qu’elle n’a jamais connue.

Déstabilisée et pas vraiment emballée par se leg, elle cède à la curiosité. Elle n’a jamais connu la vieille dame. Qui plus est, elle habitait une île qui semble elle aussi pleine de mystères.

Pressée de s’en débarrasser, elle se rend sur place pour vider la maison.

Pendant qu’elle rejoint l’île, Sandrine est prise en main par Paul. Dès qu’elle pose les pieds sur la terre ferme, elle est frappée par tout ce qu’elle voit.

Le caillou est tout petit, mais, là encore, Sandrine a l’impression que les choses ne tournent pas rond.

L’île est occupée par un tout petit nombre d’habitants. Tous se connaissent et vivent en vase clos. Ils s’entraident et poursuivent leurs vies d’ermite ravitaillés par le bateau une fois par semaine.

Ils sont les derniers occupants de cette île et ils ne peuvent pas la quitter. Chaque jour, tout ce petit monde se rassemble dans l’auberge.

À peine Sandrine est-elle entrée dans l’auberge que Françoise, une amie de sa grand-mère, pénètre dans les lieux et lui parle d’elle.

Elle finit par l’encourager à quitter l’île si elle ne veut pas y rester prisonnière.

Paul, de son côté, lui fait faire le tour de ce qui s’y trouve. Cette île est froide et il semble évident qu’un secret se cache ici.

Les habitants ont peur. Pourquoi alors, ne partent-ils pas? Qu’est-ce qui les retient ici? Pourquoi sa grand-mère a préféré rester isolée et ne pas venir rencontrer Sandrine?

Paul lui fait découvrir le camp de vacances fermé précipitamment en 1949. Il lui narre aussi le terrible drame qui a précipité sa fermeture.

1949, au lendemain de la guerre, un homme organise un camp de vacances pour un groupe d’enfants.

Le but est de leur donner la possibilité de vivre comme des enfants de leur âge. La guerre les a blessés par des peurs primaires et toutes les privations. Ce camp doit leur redonner goût à la vie.

Tout est pensé pour qu’ils s’ouvrent de nouveaux à la vie et reprennent leur chemin. Le passé doit rester derrière eux.

Au fil des jours passés dans ce camp, les enfants commencent à retrouver le sourire. Entre les activités sportives et le bol de chocolat que l’équipe donne aux occupants des lieux, tous semblent retrouver le sourire.

Les enfants sont le passé, le présent et l’avenir d’une population et d’un pays.

La guerre a fait des ravages, il faut tout faire pour que ces enfants retrouvent le chemin de leur vie.

Le directeur compte augmenter le nombre d’enfants si le camp de vacances donne les résultats escomptés.

Le fait que l’île soit loin de tout permet aux enfants de se couper des ruines et de tout ce qui leur rappelle la guerre et les atrocités auxquelles certains ont été confrontés.

Le bâtiment du camp est un gigantesque blockhaus. Tout le personnel l’a transformé pour en faire quelque chose de positif. Ils y ont mis des couleurs, des livres et des dessins.

Suzanne remarque les premiers signes inquiétants chez certains enfants. Plusieurs semblent épuisés et un dessin récurrent représente une vieille légende. C’est Erlkeunig, Le Roi des Aulnes, le croque-mitaine qui s’en prend aux enfants du camp.

Suzanne sait qu’elle va devoir faire vite pour sauver ces enfants. Les monstres de la guerre sont repartis chez eux, mais il en reste d’autres qui s’en prennent aux enfants.

1986, Sandrine réapparait sur la terre ferme couverte de sang. Elle est trouvée sur la plage par un jogger.

Les secours la transportent à l’hôpital, en service psychiatrique.

Elle raconte une histoire tellement incroyable qu’il faut déclencher de nombreuses procédures, tant policières que psychiatriques.

L’inspecteur Damien est sorti de son lit. Après avoir pris connaissance des faits, il se précipite vers l’hôpital. Ce n’est pas tous les jours que l’on retrouve une inconnue couverte de sang dans ce bled du bout du monde.

Avec l’aide de la psy, Véronique Burel, le policier, va enquêter sur Sandrine.

Ensemble, ils vont tenter de démêler l’écheveau de toute son histoire aussi incroyable que terrifiante.

Avis du traqueur :

Divisé en trois parties, ce roman noir est redoutable !

Il débute par des chapitres courts et percutants. L’auteur alterne le présent de Sandrine et le passé de Suzanne, sa grand-mère.

Ainsi, on remonte le fil de l’histoire pour tenter de comprendre ce qui se passait sur l’île quand Suzanne y vivait et y travaillait.

Au fur et à mesure, on découvre ce qui est arrivé dans ce camp de vacances et les conséquences qui se sont répercutées sur les habitants de l’île.

On suit Sandrine qui découvre des indices ou éléments la rapprochant de la vérité.

Elle découvre le passé de sa grand-mère et la raison qui l’a poussée à s’éloigner de sa propre famille.

L’auteur nous tient en haleine du début à la fin du roman. Il joue avec nous et se sert de tout ce qu’il peut pour nous entraîner sur des chemins de traverse pour créer des situations extrêmes afin de nous faire perdre la tête.

Son histoire est tellement travaillée qu’il arrive à nous faire voyager dans le temps.

Le sujet est tout bonnement génial et l’idée de construire un roman autour de cette idée montre à quel point Jérôme Loubry a fait évoluer son style d’écriture.

    Coup de ♥♥♥♥♥ du traqueur

    Les refuges de Jérôme Loubry Éditions Calmann-Levy

    Les refuges de Jérôme Loubry

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