Ligne de myrrhe de Yves Corver

Joseph Coulibaly sort d’un sommeil profond.

Allongé sur une table en inox, il est parfaitement conscient de ce qui l’entoure. Il entend un homme lui parler tranquillement et lui expliquer avec précision tout ce qu’il va lui faire.

À mesure que la terreur s’installe, le fait d’être incapable de bouger ses membres le terrifie d’autant plus.

Il se rend compte qu’il ne peut pas parler et encore moins hurler. Sa bouche est obstruée par un tuyau qui semble relié à une machine qui produit un son très reconnaissable (l’effet Grey’s Anatomy) Ta ffeuh…

La machine qui le fait respirer, dès lors, il sait qu’il va mourir.

Son tueur se nomme Imhotep. Avec précision et efficacité, il règle les différents produits qu’il lui donne tout en lui expliquant le processus qu’il a mis en place pour lui et ce qu’il va lui faire.

On retrouve son corps quelques heures plus tard dans une voiture diplomatique. La victime est, elle-même, rattachée à l’ambassade de la république de Côte d’Ivoire.

Au pied du corps, l’assassin a disposé deux objets atypiques.

Une plume d’autruche blanche et une figurine.

Pour les crimes délicats, la police fait toujours appel à la commissaire Nathalie Vincenti.

Elle est discrète et brillante. Elle a constitué une équipe d’enquêteurs redoutables qui réussissent à faire des miracles.

Le mode opératoire du meurtre laisse penser qu’il va y en avoir d’autres. Il semble déjà que celui-ci fait trembler de hauts personnages. Toute l’histoire commence à exciter les huiles.

Imhotep sait que la police va tout faire pour garder le sujet sous le tapis. Il prend contact avec un journaliste. Jim Santiago, ancien grand reporter qui couvrait tous les points de conflits sur la planète.

Seulement un jour, lors d’une mission en zone de guerre, une explosion a emporté une partie d’une de ses jambes. Depuis, il court beaucoup moins vite et sa vie a radicalement changé.

Pour payer ses factures qui s’accumulent, il est devenu pigiste. Il farfouille moins, mais il écrit toujours aussi bien. C’est aussi un formidable enquêteur. Quand une histoire le passionne, il redevient le journaliste de compétition qu’il était.

Et là, c’est comme un foulard rouge que l’on remue devant un taureau remonté comme un coucou suisse. (Image intéressante hein)

Les meurtres se poursuivent, toujours avec le même mode opératoire. La police tente de garder le secret, mais les premières fissures apparaissent.

Imhotep envoie les premiers documents très précis à Jim l’enjoignant de commencer une enquête. Précisant, au passage, que tant que la vérité n’éclatera pas, il continuera à tuer.

Jim y voit une chance de se relancer. Il peut redevenir le journaliste qu’il était, pour peu qu’il s’y prenne bien. Pour cela, il doit tout vérifier, tout comprendre.

Les morts sont des hommes puissants et ceux qui les entourent ont une influence est colossale.

Il faut des preuves solides avant de les coller au mur. De plus, les faits sont tellement graves qu’il faut alerter l’opinion publique. Pour cela, il va feuilletonner les sujets dont il va avoir à traiter.

Donner au fur et à mesure des informations qu’il aura recoupées. Il faut que le public soit avec lui et que les autres médias en redemandent.

Son premier article tombe.

La commissaire Vincenti reçoit l’ordre de travailler avec Jim pour arrêter Imhotep et tenter de contrôler le journaliste. Jim Santiago met à jour des crimes abjectes, organisés par des gens bien sous tous rapports. Des crimes qui révulsent l’opinion publique et bouleversent les médias.

Ses articles dévoilent des complicités scandaleuses jusqu’au plus haut sommet de l’état, mais aussi du spectacle.

Les articles de Jim tiennent en haleine tout le pays, mais pas uniquement. Les faits s’étalent et salissent de nombreux territoires.

Pour trouver les preuves solides, Jim prend des risques insensés qui le mettent en danger. Les personnes concernées ne veulent pas se retrouver derrière les barreaux ou pire, humiliées devant tous ceux qui les ont portés aux nus.

Avis du traqueur :

Un polar très bien construit et une histoire diabolique qui fait frissonner. L’homme est capable du plus laid comme du plus beau.

J’ai eu un peu peur au début, encore un tueur en série et tout et tout, mais très vite, l’auteur nous entraîne dans une histoire très riche avec une construction bluffante et qui file les miquettes.

On plonge aussi dans une certaine vérité sociétale. L’auteur joue avec notre fascination pour les faits divers bien sanglants et bien glauques. Certains d’entre eux se prolongent pendant plusieurs mois.

La presse nous nourrit de nouvelles révélations chaque jour. Les feuilletonnages sont légions et crées la colère dans le pays.

On nous entraîne dans la vie des victimes et de leurs bourreaux. La télévision, la radio et la presse écrite, nous tiennent en haleine. Certains journaux réclament des enquêtes aux juges pendant que d’autre voudrait envoyer tout le monde en prison.

L’auteur se sert des travers de notre société et utilise tous les outils qu’il peut.

Je me suis retrouvé à tourner les pages de plus en plus vite. En résumé, un polar noir, dur et super addictif.

     Ligne de myrrhe de Yves Corver Éditions Fleur Sauvage

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