Mémé dans les orties de Aurélie Valognes

Ferdinand Brun a quatre-vingt-trois ans. Il vit seul avec sa chienne. Il est divorcé et ce n’est pas à cause de lui, il en est sûr.

C’est un vieux monsieur pas très causant et pas commode du tout.

Plutôt bougon, il a tendance à grogner plutôt que de parler.

Sa stature et sa mine austère font un peu peur aux gens de l’immeuble.

Son problème principal est qu’il s’ennuie, du coup, il a tendance à râler pour s’exprimer.

Un jour, sa chienne disparaît. Il la cherche partout, regarde dans tous les coins où elle aime se promener, mais elle n’est plus là.

C’est un coup dur pour le vieil homme.

Il prend un sacré coup au moral. Il se laisse un peu aller, son appartement commence à lui ressembler et il percute (à peine) un bus.

Sa fille, qui habite à l’autre bout à la planète, prend peur et veut le mettre dans une maison de retraite.

Pour savoir s’il est capable de vivre seul, elle lui demande de laisser rentrer quelqu’un qu’elle a choisi plusieurs fois par mois pour examiner l’état de l’appartement et voir le contenu du frigo.

En gros, Ferdinand doit ouvrir sa porte et être contrôlé comme un enfant.

En plus, sa fille a donné cette tâche à Mme Suarez, cette harpie.

Elle ne l’aime pas et il le lui rend bien.

Ce n’est pas la joie !

Au beau milieu de ce conflit, arrive un ouragan haut comme trois pommes. une petite chose toute bizarre. 

Elle frappe à la porte et la bloque de son pied quand Ferdinand la referme.

Non mais quel toupet !

C’est Juliette, en classe de CM2.

Elle est un peu en avance pour son âge et est au courant de tout ce qu’il se passe dans l’immeuble.

Les enfants de son âge l’ennuient, elle préfère la compagnie des adultes.

Elle l’a choisi lui ! 

Elle est maligne, elle préfère manger chez lui qu’à la cantine.

C’est un tsunami sur patte qui remue Ferdinand comme jamais.

À chaque fois qu’il grogne, elle lui répond le plus tranquillement du monde ; l’effrontée n’est pas du tout impressionnée par le bonhomme.

Et elle parle, elle parle, elle parle…. une truc de fou ……

Elle force ses barrières, ouvre des portes que Ferdinand avaient fermées depuis longtemps.

En plus, elle lui donne un coup de main pour son histoire avec sa fille.

Elle sait tout, même pour la prochaine visite de Mme Suarez.

Elle lui dit que son appartement a besoin d’un nettoyage à grande eau.

Ça ne sent pas la rose, là-dedans et son frigo doit être rempli.

Ferdinand se surprend à attendre la petite le midi. Il se met aux fourneaux.

Il s’inquiète quand elle est en retard et panique quand elle ne vient pas du tout.

Avec ses événements qui chamboulent son quotidien, il se fait surprendre pas sa voisine de palier, Béatrice.

Elle l’invite à passer sa porte.

Bien plus âgée que lui, elle est pourtant plus énergique.

C’est simple, elle n’arrête pas, de groupes d’amis en groupes d’amis, elle court tout le temps.

Sans compter ses rendez-vous Skype avec ses petits-enfants. Une mamie geek !

C’est elle qui lui sauve le coup pour trouver quelqu’un pour nettoyer son appartement avant l’arrivée de la harpie.

Juliette et Béatrice vont, chacune à sa manière, redonner goût à la vie à Ferdinand.

Elles vont l’obliger à ouvrir sa porte sur les autres et regarder la vie sous un angle nouveau.

Pendant que Juliette lui donne de sa spontanéité ; Beatrice lui montre que les années n’enferment pas.

On peut faire en sorte de s’occuper intelligemment.

Rencontrer des gens et rendre son quotidien bien plus agréable.

De belles tranches de vie, des rigolades teintées, par moment, de mélancolie.

Avis du traqueur :

Un vrai bon moment à passer.

Une lecture qui fait du bien au cœur et à l’âme.

J’espère sincèrement que ce livre sera adapté au cinéma.

Tout est réuni pour avoir des belles scènes, de l’émotion et des répliques cultes en perspectives.

Si quelqu’un qui a la moindre connaissance dans ce milieu qu’il ou elle propose ce livre pour une adaptation, qu’il le fasse, dans le cas contraire VOUS ETES MAUVAIS !

Un roman qui fait du bien à l’âme.

Une bouffé de tendresse et un doudou qui nous permet de se sentir bien.

Aurélie Valognes, merci pour ces lignes qui font tellement de bien.

    Mémé dans les orties de Aurélie Valognes Éditions Livre de Poche

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