Misery de Stephen King

Sa première sensation, ce sont ces lèvres qui forcent les siennes pour lui insuffler de l’air. Cette impression de suffocation et le goût de cet air vicié et malodorant !

Il lui faut du temps pour émerger de l’état semi-conscient dans lequel il est plongé.

La douleur brouille sa réflexion et les drogues perturbent son mode de pensée.

Quand il découvre sa situation, il n’est pas rassuré du tout.

Où est-il et que fait-il là ?

Il lève les draps et il voit ses jambes. Il découvre avec effroi l’état de ses blessures.

Entre deux crises de douleurs intenses, il tente de remettre en place les derniers moments dont il se souvient.

Il venait de terminer son dernier roman et avait bu quelques coupes de champagne. La radio avait prévu que la tempête ne passerait pas par là.

Et bien, on peut dire qu’ils se sont loupés sur ce coup-là !

Il se souvient de la route enneigée, sa voiture dont il perd le contrôle et puis plus rien.

C’est ballot !

Et là, il est dans la maison d’Annie.

Elle passait par là, a trouvé la voiture et lui dedans. Elle l’a sorti de la voiture accidentée et l’a récupéré.

Plutôt, que de l’emmener à l’hôpital, elle l’a ramené chez elle où elle l’a rafistolé. Pendant toute sa convalescence, elle l’a gavé de drogues en tout genre tout en rafistolant ses jambes.

Paul Sheldon se rend vite compte que son saint-bernard est complètement cinglé. Mais il sait aussi qu’il est complètement à sa merci pour le moment. Il doit se refaire une santé pour se sortir de là.

Paul est un auteur à succès. Il a créé un personnage littéraire qui plaît : Misery Chastain. Dans son dernier livre, il la tue.

Il veut passer à autre chose, il en est venu à détester son personnage.

Sa geôlière est sa première fan, c’est une passionnée. Misery Chastain ne peut pas mourir, c’est impensable, elle veut qu’il la ressuscite dans un nouveau livre, une nouvelle histoire rien que pour elle.

S’il refuse, il mourra !

Avis du traqueur :

Commence alors un huis-clos aussi terrifiant qu’extraordinaire.

Deux personnalités qui s’observent, se cherchent.

Une vision délirante de Stephen King sur son métier. Le recul qu’il a sur son métier est proprement stupéfiant.

C’est comme de plonger dans sa tête pendant toute l’histoire.

À travers, Paul Sheldon, King nous permet d’appréhender les inquiétudes du créateur. L’humour qu’il peut avoir sur ses personnages et son rapport avec le succès.

Un regard décapant sur un métier aussi superbe que prenant. Cette manière qu’il a de nous montrer la manière dont l’auteur se plonge dans une bulle quand l’inspiration le submerge.

Cette douleur qu’il s’impose par moment, pour avancer. Ce rapport à la souffrance.

Annie Wilkes est un personnage complexe qui pousse l’auteur dans ses retranchements. Elle l’oblige à une introspection impressionnante tout en maintenant une peur primale sur lui.

Elle le domine physiquement. Elle applique une douleur froide, contrôlée qu’il subit sans pouvoir la freiner. Elle le maintien en vie pour obtenir ce qu’elle désire.

J’ai beaucoup aimé le film et les acteurs. Mais le livre amène une profondeur aux personnages rare et effrayante.

Stephen King a pensé son métier comme peu d’auteurs avant lui. Il a développé la peur et créé un œuvre tout bonnement titanesque.

Il a observé les gens, ses fans et tout ce que cela implique pour lui.

Ce livre est une histoire angoissante qui secoue au plus profond des tripes et qui laisse des traces longtemps après la dernière ligne lue.

À dévorer comme les chouquettes, sans modération.

 Misery de Stephen King

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